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“Black Dahlia” et Cie…

Quatre bouquins écrits au scalpel, quatre bouquins qui puent LA à pleins nez,  quatre petits chefs d’oeuvre d’un des maîtres  - controversés -  du polar noir américain, James Ellroy.  Une ambiance unique, un style tranchant,  des personnages  denses, c’est le style Ellroy. Adapté avec plus (LA Confidential avec K.Basinger, Russel Crowe, Kevin Spacey…) ou moins (Dark blue avec Kurt Russel) de bonheur au cinéma, les bouquins ne décevront pas.

ellroy

Commencez par l’ultra-violent Black Dahlia, probablement le mieux réussi de la série, à mon avis, car Ellroy arrive à condenser ici ce qu’il fait le mieux, c’est noir, c’est puissant, ça vous en fout plein la tronche ! Probablement, l’oeuvre la plus personnelle de Mister James.
Poursuivez avec Le Grand Nulle Part, très sombre, glauque au possible, très bon lui aussi. Trois histoires qui s’entrecroisent, écrites avec une habileté diabolique par un Ellroy encore très bien inspiré.

Puis, c’est LA Confidential, violent, corrompu et décadent. Magnifique, donc, avec un Ellroy qui maîtrise son sujet à la perfection. Un livre rythmé, alerte, tendu…A ne pas manquer.

Enfin, c’est White Jazz, l’histoire d’un flic pourri, manipulé, et lucide à la fois. Le tout dans une ambiance jazzie bien rendue, dans un LA sordide, sorte de New Orleans fumeux et raté. Un Ellroy moins accessible cependant, avec une intrigue moins fluide à mon goût.

Du tout bon, donc, écrit par un auteur tourmenté par l’assassinat violent de sa mère, cette “Dahlia Noire” finalement immortelle et source d’inspiration, bien malgré lui, d’un auteur majeur de notre temps, publié en français chez les excellents éditeurs, Rivages pour ne pas les nommer. 

 
Roman | USA | Noir

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1 commentaire

Alala Ellroy et moi c’est une grande histoire d’A.
L’adaptation ciné Black Dalhia (par DePalma) était à mon goût loupé, je fut très déçue. A part Mia Kirshner qui crêve l’écran dans les images d’archives le reste du film est à coté de la plaque. J’ai largement préféré l’adaptation L.A. Confidential (de Curtis Hanson) qui avait en plus des moyens financiers plus minces.

American Tabloïd est le seul que j’ai pas aimé.
The Big Nowhere par contre est une merveille..

La tryptique démesurée Lloyd Hopkins (Blood on the Moon, Because of the night, Suicide Hill) m’a également bien fait tripper.

Bref
d’autant plus étonnant car j’accroche pas vraiment aux romans noirs mais lui est un maitre.

par Qui©he, le 16 mars 2007 à 03h07, #

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