On me pose souvent la question (elle fut d’ailleurs posée ici-même, dans ce blog) : faut-il lire Harry Potter ?
Très souvent en tête des meilleures ventes, Harry Potter est devenu un véritable phénomène éditorial, faisant au passage de sa créatrice, J.K Rowling une multimillionnaire.

Mais cette popularité jamais démentie est-elle synonyme de qualité ? Question d’autant plus importante que s’engager aujourd’hui dans la lecture d’Harry Potter, c’est se lancer dans 7 tomes - et quelques milliers de pages - de plus en plus touffus au fur et à mesure que le dénouement approche !
Je viens de terminer Harry Potter and the Deathly Hallows, dernier opus de cette série. Il y a un peu plus de 5 ans, quand j’ai lu le premier volume, je l’ai fait dans une démarche professionnelle - j’étais libraire alors - teintée de curiosité : quel était donc ce livre qu’on me demandait tous les jours, plusieurs fois par jour, avec ces regards implorants de mamans prêtes à tous pour satisfaire leurs morveux, ou la discrétion de pères embarassés ?!
Cet Harry Potter à l’école des sorciers était un bon livre, plutôt destiné aux 10-12 ans : il permet à l’auteur de mettre en place un univers à la fois original et familier, agrémenté de vraies trouvailles, notamment Poudlard, ce curieux chapeau et ces familles de sorciers, chacune avec ces caractéristiques. Ce n’est pas un grand livre, non, il est divertissant et sympathique, mais de là à imaginer, quelques années plus tard, une telle frénésie ! A vrai dire, on peut dire la même chose de chacun des livres écrit par Rowling : chacun apporte modestement sa contribution à la saga, dévoilant petit à petit les parts de mystère et d’ombres qui entourent les personnages principaux, Harry, Voldemort et Albus (!) Dumbledore…
Le grand mérite de l’auteur est de garder une cohérence et une homogénéité sans failles. Une fois initié à cet univers, ses personnages, ses rites, il est très difficile de s’en passer. Drogue douce, dans un premier temps, qui permet à tous de lire les deux premiers volumes.
Puis, les rapports entre les personnages se complexifient, la mort, le pessimisme, la torture font leurs apparitions. Le thème de la résurrection - récurrent - se retrouve avec de plus en plus de force, pour culminer dans ce dernier épisode.
Les personnages grandissent, vieillissent, certains meurent : quelques lecteurs pourront grandir avec leurs héros, notamment ceux qui ont commencé vers 10-11 ans, mais je ne pense pas que cette dernière tranche d’âge puisse réellement apprécier la densité de l’histoire telle qu’elle est narrée, notamment les derniers épisodes…
Oui, amis adultes, incontestablement, la lecture d’Harry Potter vaut le détour. Bon courage !




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9 commentaires
Pas lu, mais pas tenté du tout.
En même temps si tu as vu l’un des films ça donne pas envie. Perso j’aurais vu les films avant de lire les bouquins JMS j’aurais voulu les lires, tellement les films sont bidonnés, puérils et pleins d’incohérences.
Concernant les Potter, le premier est très enfantin, le deuxième un peu mais moins…mais dès le troisième ça prends une autre dimension et il est difficile de ne pas vouloir savoir la suite. Pourquoi moi je déteste le monde de la magie et j’aime les histoires ou les enfants sont les héros mais bon la lecture est très très prenante. Je connais personne qui une fois lu les 3 premiers n’ont pas eu envie de poursuivre.
J’ai le 7, je vais le commencer ce week-end et sûrement le finir lol. Pour le moment le 5 est mon préféré, suivi du 4.
Pourquoi moi je déteste le monde de la magie et j’aime les histoires ou les enfants sont les héros mais bon la lecture est très très prenante.
—-
je la refais sans bredouiller :
Pourtant moi je déteste le monde de la magie et j’aime pas les histoires ou les enfants sont les héros mais bon la lecture est très très prenante.
Tout à fait d’accord Moriarty, j’ai même fait ma groupille et acheté les 3 derniers tomes lors de leur sortie en anglais. Une groupille tranquile d’ailleurs, car pour le dernier j’étais tout seul au magasin, moi qui croyait que cela allait être l’émeute…
Pour les films, c’est vrai que c’est pas génial (j’ai d’ailleurs rarement été séduit par un film après avoir lu le livre… ) mais j’ai trouvé qu’ils avaient bien joué le coup du retour dans le temps dans le prisonnier d’Azkaban. J’aime assez ce genre de paradoxe, comme dans “Le maître des montagnes” de Thorgal.
En même temps si la suite est de plus en plus dure, les lecteurs ont aussi grandi, donc ça reste cohérent.
J’ai pas lu les livres, mais (j’ai honte) j’ai adoré les films. Enfin j’ai pas vu le dernier. Je m’y mettrai aprés, d’un coup pendant des vacances.
HS : Moriarty > J’arrive vraiment pas a trouver la suite de cape et d’épée de Perez-Reverte (par contre ma copine a profité de ses vacances pour lire La Reine du sud, apprament sympa).
J’ai vu le premier film seulement, mais je n’ai pas accroché.
Par contre, j’ai vu des photos de l’actrice qui jouait Hermione, et je me l’accrocherais bien elle!
;-))) (pardon)
Pitié ! Pas Harry Potter ! ;)
> HS : Moriarty > J’arrive vraiment pas a trouver la suite de cape et d’épée de Perez-Reverte (par contre ma copine a profité de ses vacances pour lire La Reine du sud, apprament sympa).
Je suis à Paris vendredi. Je peux te le filer en main propre si tu le souhaites…
Personnellement, je ne suis pas non plus un fanatique d’histoire où les héros sont des enfants… mais les HP sont tout de même très “addictifs” ! La faute aux différentes accroches du récit qui sont plutôt efficaces, même si pas forcément très originales. Par exemple, cette histoire d’école de formation divisée en plusieurs équipes (Serpentard, Gryffondor, etc.) me rappelle drôlement le cultissime livre d’Orson Scott Card, “La stratégie Ender”.
Terryble > La Reine du Sud… excellent ! :-)