Pour l’une, c’est l’heure du thé, pour l’autre, pas question de rater le marché aux puces…Mais qu’elles soient posh, posh, posh vivant à Mayfair ou bien totalement délurées venant de Hoxton, les Anglaises ont toujours un côté déjanté ! C’est ce qu’on ressent en lisant ce livre totalement féminin, un brin féministe.
Virginie Ledret est journaliste et vit à Londres depuis quelques années. Elle s’est livrée à une description très complète des habitudes qui façonnent la vie des petites anglaises. Elle parcourt la mégapole, dessine chaque quartier et nous le rend avec ses particularités, son architecture, son caractère. On se laisse balader et on sentirait presque la brume caresser notre visage…
Ce livre est un petit trésor pour celles (et ceux) qui souhaiteraient se rendre à Londres. Divisé selon les différents quartiers de la capitale, une page récapitule les bons plans à chaque fin de chapitre. Ainsi l’on sait qu’il faut absolument aller boire une pinte à Eagle and Child : l’un des plus anciens pub d’Oxford, faire quelques emplettes chez Nicole Farhi et bien sur dîner au Fifteen : le restaurant de la nouvelle star de la cuisine, Jamie Oliver.
Un simple guide de voyage amusant ? C’est sans compter sur les anecdotes de Jackie, Mel ou encore Gemma. Elles ne nous parlent pas de la Tamise ni de Buckingam Palace. Mais elles nous éclairent sur les difficultés de la vie londonienne. Dans une ville où les prix atteignent des sommets, il faut adopter le système D pour se loger, s’habiller et sortir. Mais si le libéralisme économique semble être la cause majeure de ces maux, nos petites insulaires ne semblent pas se morfondre, bien au contraire. Le flegme triomphe ! Fonceuses et déterminées, elles s’adaptent : réparent leur tuyauterie délabrée, vivent à six dans de petits espaces et connaissent de bonnes adresses pour le shopping. Même si parfois, quelqu’un laisse échapper : « depuis Thatcher… »
Cependant, toutes les londoniennes n’ont pas ce genre de problème. En effet, la pintade de Chelsea ou Mayfair n’a pas de soucis concernant le logement et peut se permettre de donner 40 euros pour boire un « high tea » !
Les contrastes entre les quartiers huppés, ouvriers et orientaux sautent aux yeux à la lecture de ce livre. Mais tout de même, ça donne envie d’aller de s’en jeter une !
Les pintades à Londres, Virginie Ledret, Livre de Poche.





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