Un cadre : Paris
Une époque : l’après-guerre
Une atmosphère : celle, unique, des romans de Léo Malet magnifiquement adaptés par Jacques Tardi, auteur fécond (Les aventures d’Adèle Blanc-Sec) et engagé (Le Cri du Peuple)
Les aventures de Nestor Burma en BD sont à mes yeux uniques dans le paysage bédévisuel français. Les histoires sont tordues à souhait, Nestor Burma attachant dans son imper’ mal taillé, son pif souvent amoché, une boutanche de scotch toujours à portée de fusil.
Lire la suite de cet article…
le 30 mai 2007 à 21:05Infiltrés

Non non ce n’est pas le titre d’un livre sur la Mafia, ou le crime organisé russe, moldave ou guatémaltèque, que sais-je !
C’est un livre bien de chez nous, écrit par deux journalistes indépendants qui ont passé plus de 400 jours aux contacts de deux des principales forces politiques de ce pays, l’UMP et le PS. Avec retenue, les auteurs nous font ainsi vivre la campagne 2007 de l’intérieur.
Lire la suite de cet article…
A l’aune de la seconde guerre mondiale, l’Europe est en ébullition.
Entre Paris et Juan Les Pins, Nicholas Morath, hongrois, prend du bon temps avec la brûlante Cara, pendant que son oncle, l’influent et mystérieux comte Polanyi, diplomate et forcément intrigant, s’évertue à faire tourner les nazis en bourrique.
Lire la suite de cet article…
La Harlem renaissance est le courant culturel avant-gardiste, précurseur de l’émancipation afro-américaine …
De la fin de la première guerre mondiale jusqu’au milieu des 30’s, un florilège d’écrivains, de musiciens, poètes, acteurs de théâtre a secoué l’esprit WASP (White Anglo-Saxon Protestant) de l’Amérique … Lire la suite de cet article…
Je profite de mon tout premier topic sur parlonslivres pour vous parler de mon livre culte. Je crois qu’on à tous un livre qui a provoqué chez nous quelque chose d’ineffable, un instant où tout s’arrête et où l’on se sent envahi d’un profond bien être.
Pour moi, ce livre c’est Antigone de Jean Anouilh. Il s’agit d’une réécriture de la mythique pièce de Sophocle. Lire la suite de cet article…
le 2 mars 2007 à 1:34Nécropolis
C’est un livre noir, très noir, indiscutablement. Le genre de bouquin écrit il y a plus de 20 ans et qui n’a pas pris une ride. Nécropolis, de Hubert H.Lieberman, où la descente aux enfers d’un légiste génial dans la “ville des morts”, New York.
Ambiance sombre, reconstitutions fidèles et glauques d’autopsies à 5 heures du mat’, on ressentirait presque l’odeur de formol et le bruit froid et métallique du scalpel sur les planches à découper, les ultimes gémissements de chairs maltraités, recousus, recomposés à l’heure du café et des baggels. Les textes font mouche, gratouillent, chatouillent désagréablement nos sens.
Lire la suite de cet article…
Noyés sous une encombrante pléiade d’auteurs britanniques et américains - certains talentueux, d’autres médiocres, beaucoup vendeurs - les auteurs de thrillers policiers français surnagent péniblement dans ce petit mais impitoyable monde de l’édition française. Un Chattam, un Grangé ont certes réussi à faire leur trou mais
ce ne sont que de brillantes exceptions dans un désert de créations made in France. A vrai dire, peu importe l’origine de l’auteur, on se contrefiche de sa nationalité, mais on s’interrogeait tout de même sur cette faiblesse dans ce genre particulier du thriller alors que nos auteurs de policier, emmenée par Fred Vargas, réussissaient à tirer dans le même temps leur épingle du jeu…
C’est dans ce contexte que j’ai eu un plaisir immense à lire en quelques soirées un bouquin qui restera en bonne place dans ma bibliothèque, j’ai nommé La Chambre des Morts, aux éditions du Passage, désormais disponibles en poche chez Pocket. Non, ce bouquin ne renouvelle pas le genre, loin de là (je lui trouve par moments un côté très “Le silence des Agneaux“, vous comprendrez en le lisant…), mais disons qu’il donne un bon coup de pied au c… à ce monde bien tranquille de l’édition française, plus préoccupée à sortir le chéquier pour traquer le gros gibier anglo-saxon et à se regarder le nombril à l’occasion de ces ennuyeuses rentrées littéraires, qu’à éditer des auteurs du calibre de Frédéric Thilliez.
Lire la suite de cet article…
le 24 février 2007 à 14:13Indicible
C’est avec beaucoup de fierté que j’inaugure ce blog collaboratif. Vous êtes évidemment bienvenus pour laisser vos commentaires, vous exprimer librement sur les billets de l’équipe.
Equipe à constituer et étoffer, d’ailleurs ! Avis aux amateurs ! A bientôt.
Dans le très curieux et très intéressant (merci miss) Dictionnaire égoïste de la littérature française de Charles Dantzig (Grasset,
2005), l’auteur nous donne sa définition du mot Indicible : “Un écrivain qui emploie le mot “indicible” devrait se faire charcutier“.
De grâce, que cele ne vous empêche pas de lire ou relire l’oeuvre d’un des maîtres du fantastique, Howard Philip Lovecraft, une oeuvre intégralement publiée dans la collection Bouquins de R.Laffont et 3 tomes
imposants. A ne pas lire par un jour gris et brumeux dans un bled d’Eure-et-Loire perdu dans la Beauce… Mais assurément beaucoup de plaisir (malgré les “indicible” dont abuseraient HPL) à se plonger dans un univers déroutant et captivant, constituant le Mythe de Chtulu, très connu des rôlistes.
Et que cela ne vous empêche pas non plus de lire la BD U-29 (merci Edouard),
inspiré d’une nouvelle d’HPL, dans laquelle les auteurs, très fidèles à l’esprit du maître de Providence, délivre une BD aboutie, d’une noirceur…indicible, oppressante, surprenante, fantastique…Lovecraftienne.
Lexique égoïste de la littérature mondiale, par moi-même : Indicible : Un écrivain qui emploie mot “indicible” devrait se faire lovecraftien”