A la croisée du récit de voyage et du livre d’histoire, voilà un livre appelé à devenir une référence que je vous invite à découvrir aujourd’hui.
Singulier voyage en effet que celui entrepris par Geert Mak, journaliste batave né en 1946, en 1999, à travers toute l’Europe, de l’Irlande du Nord à Moscou, en passsant par Lisbonne et Auschwitz. Voyage dans le temps, dans ce XXè siècle échevelé, sanglant, extraordinaire et - espérons-le - unique.
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Ayant oublié mon bouquin chez moi avant de prendre mon train pour Paris (Brooklyn Folies de Auster, génial), j’ai couru au point-presse pour en acheter un de substitution. Pressé par le temps, j’ai pris le premier dont la couverture me plaisait, “Je, François Villon” de Jean Teulé.
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… ou la guerre vue sous un autre angle … Les femmes de réconfort, ce sont ces femmes (coréennes, taïwanaises, chinoises, philippines, japonaises, indonésiennes, hollandaises …), appelées plus brutalement (et sans doute plus réalistiquement) “chair à soldats” qui ont été utilisées lors de la seconde guerre mondiale pour assouvir les besoins sexuels de messieurs les combattants japonais … Lire la suite de cet article…
C’est ce qu’on appele une référence, une somme, un indémodable, bref un ouvrage indispensable pour comprendre qui fut Napoléon Bonaparte, et quelle fut, au-delà de la légende napoléonienne, la véritable empreinte laissée par cet homme.

Ecrit en 1980, il est disponible depuis quelques années déjà dans la collection Pluriel de Hachette. Loin d’être une nouveauté, donc, mais n’est-ce pas la nature même d’une référence comme celle-ci d’être lu, même près de 30 ans après sa première édition ?
On retrouvera donc dans ce livre un Napoléon démystifié, reconnu comme un général brillant tacticien, très bien entouré par ses maréchaux, mais piètre stratège, empêtré dans les conflits espagnols et russes, qui provoqueront indirectement sa chute.
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Voici un livre qui pourrait faire polémique … Voilà le thème développé par Chantal Meyer-Plantureux, auteur de la collection “le théâtre en question”:
Nul besoin d’être un terrifiant nazi, bras levé et droit dans ses bottes, ou un islamiste acharné, à la longue barbe, qui ont fait (et font encore) de l’antisémitisme leur fond de commerce … Non, l’antisémitisme a été “tendance” chez nous de la fin du 19ème siècle jusqu’à la 2ème guerre mondiale … Lire ce livre c’est comme se regarder honnêtement dans un mirroir et y voir tous les défauts qu’on essaye de dissumuler aux autres et surtout à nous mêmes … Alors que la grande mode est de dénoncer (à juste titre) tous les génocides dont la Shoah est la terrible vitrine, chacun hésite à balayer devant chez lui pour voir que le racisme commence par des mots avant de se finaliser par des actes …
L’antisémitisme faisait parti dès les années 1880 de la pensée publique, presque unique, en France … De sorte qu’il était un des thèmes développé sur scène au théâtre … Le juif était présenté comme un sous-homme par de nombreux auteurs dont certains ont par la suite fait leur mea culpa, nécessaire ou obligé, alors que d’autres n’ont semble-t-il jamais mesuré la portée de leurs mots …
En 270 pages, aux Editions Complexe, une présentation complète d’une frange dramatique de notre culture bien de chez nous …